La Chauve-souris dans la littérature


Extraits

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Le plus clair, dans tout cela, c’est évidemment que tu n’es pas couché, ni sur le côté droit, ni sur le côté gauche, les jambes légérement repliées, les bras enserrant l’oreiller, mais que tu es suspendu la tête en bas, comme une chauve-souris qui hiberne ou plutôt comme une poire trop mûre sur un poirier : c’est dire qu’à tout instant tu peux tomber, ce qui d’ailleurs ne te semble pas autrement gênant, ta tête étant parfaitement protégée par l’oreiller, mais, pourtant, il est de ton devoir d’échapper à ce péril, fût-il minime. Mais si tu passes en revue les moyens que tu connais, tu ne tardes pas à te rendre compte que la situation est plus grave que tu ne l’avais d’abord estimée, ne serait-ce que parce que la perte de l’horizontalité est rarement propice au sommeil.
  • PEREC Georges, Un Homme qui dort, Éditions Denoël.

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