La locomotive diesel traînait le convoi sans contretemps. Ils avaient quitté Antofagasta depuis dix-huit heures et longeaient les premiers escarpements qui protègent le volcan San Pedro et ses presque six mille mètres d’altitude. Encore cinq heures de voyages et ils entreraient à Ollagüe en affolant les chauve-souris des clochers.
Le mécanicien aux commandes vit subitement apparaître un banc de brouillard et n’y prêta guère attention.
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