— Trois fois par semaine, je vais nager à la piscine.
Je déjeune ensuite dans une cafétéria, assise sur un coin de table au milieu d’employés et de cadres pressés d’avaler leur plat. Pour se nourrir plus vite, ils rapprochent leur bouche de l’assiette comme un groin. Quand ils s’en vont, ils se torchent vigoureusement la bouche, craignant sans doute qu’un anus supplémentaire leur soit poussé en ingurgitant leur dessert.
Ce ne serait pas un crime de les supprimer, ils ne sentent pas plus le goût de la vie qu’ils n’ont senti celui du steak qu’ils ont aspiré comme une huître, et qui doit reposer à présent presque intact au fond de leur estomac comme une voiture volée.
