Une pointe de verre brille dans sa main. Des flèches d’or et d’argent fusent dans la pièce, des reflets tremblants du miroir brisé dans la main tremblante de l’homme. La main a sa propre volonté. La main ne veut faire qu’une seule chose, la chose pour laquelle elle est entraînée : passer la lame de verre sur la gorge blanche de la femme, trancher la peau, couper la trachée. Le meurtre habite cette main, et l’homme doit appliquer toute sa force mentale pour brider ses mouvements automatiques. Il serre son esprit comme un poing puis le rouvre — sa main elle aussi dégouline de sang ; un petit cri reste suspendu dans la pièce telle une minuscule chauve-souris.
