La chauve-souris dans la littérature

Le silence était plein des murmures du soir, que dominait, sous la terrasse, le crissement des grillons dans le saut de loup de la forêt ; un goût d’aromates brûlés passait par moments dans le souffle qui traversait les sapins et qui faisait bruire sur le sable les feuilles fibreuses et les écorces des platanes. Une chauve-souris vint, de son battement d’ailes précipité et mou, frôler les cheveux de Mme de Fontanin ; celle-ci ne put retenir un léger cri.

  • MARTIN DU GARD Roger, Les Thibault, Éditions Gallimard, Vol. 1, p. 455 .

© Clinamen, une infime déviation 1998-2012 | Mentions légales | Contact | Participer | Liens